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Jahan est un nécromancien, un démonologue et un Ensourceleur.

Apparence et caractère[]

Jahan dans Divinity[]

Avant Divinity: Original Sin[]

Jahan était autrefois le monarque d'un royaume magnifique qui s'étendait à l'est ; une terre de déserts et de forêts, peuplée de tigres, et sur laquelle se dressaient des tours majestueuses... une terre ensoleillée aux innombrables richesses. Il était un jeune roi, puissant et plutôt bel homme. Tout noble de la province aurait tué son propre frère pour obtenir de lui la promesse de prendre sa fille en épousailles, mais il est resté sourd à ces sollicitations incessantes. Il savait que sa vie de souverain serait synonyme de vénalité et d'hypocrisie envers lui-même si il se mariait autrement que par amour. Et les années passèrent. Jahan occupait le trône du roi, tandis que celui de la reine, désespérément vide, tenait lieu de panier aux chats de la cour quand ces derniers jugeaient bon de venir faire un somme sur ses coussins en velours. Mais un jour, une jeune femme est venue visiter son royaume. C'était une poétesse et conteuse. Les gens se ruaient vers elle, écoutaient chacun de ses mots comme des mantras reçus des dieux. Il l'invita dans son palais et, très vite, leur jours, leur nuits, leur amour et leur vies se sont entremêlés.[1]

Toutefois, si ils connurent le bonheur véritable, résonnant en leur cœurs comme le chant du rossignol, ce sentiment précieux mais plus éphémère encore que le règne d'un roi se dissipa au terme de leur première année de mariage. Un mal le frappa, et ses forces commencèrent à décliner.[2] Les médecins se pressaient à son chevet par dizaines. Certains étaient prêts à traverser les océans dans l'espoir de guérir le puissant Jahan, de dissiper les ténèbres qui s'étaient abattues sur son royaume, et bien entendu... en bons vautours... de voir leurs efforts récompensés par une somme coquette. Mais leurs potions ne changèrent rien à rien. Leurs cataplasmes brûlaient mes chairs moribondes sans les sauver du déclin. Jahan avait tout d'une goule... il semblait revenu d'entre les morts avant même sa mise en bière. Un jour, dans un vain accès de rage, il ne put se retenir de frapper du poing le miroir dont le reflet moqueur lui renvoyait son image, mais ne parvint qu'à se briser les phalanges.[3]

Si je suis devenu une goule, se dit-il dans un moment d'égarement, c'est en agissant en goule qu'il échapperait aux affres de la corruption charnelle. Jahan allait devenir nécromancien. Il pensait ne trouver le chemin qui le ramènerait dans les jardins de la vie qu'après avoir arpenté les confins de la mort et de la démence. Il se suis livra à des actes abominables dans les donjons obscurs dont les méandres tortueux s'étendaient six pieds sous les chambres ensoleillées de son château... parmi lesquelles se trouvaient la salle du trône et la chambre nuptiale que sa douce Hiraka avait transformée à ses yeux en saint des saints de par sa simple présence. Toutefois, je n'éprouvais aucune forme de soulagement. J'ai créé des abominations sans compter, mais il ne s'agissait que de vulgaires morts-vivants ; des êtres si pathétiques que tromper la mort par ce pitoyable subterfuge l'effrayait plus encore que de la voir lui prendre. Comme des moustiques dans la nuit, la panique et le désespoir l'assaillaient jusqu'à ce qu'il se tourne vers le plus obscur de tous les arts : la démonologie.[4]

Il n'existait, selon lui, pas d'autre alternative. Il sentait la vie le fuir, comme l'amour désertant le cœur d'un époux trahi. Il s'est donc plongé dans l'étude de tomes dont les pages poussiéreuses avaient été rédigées en des âges si lointains que des galaxies étaient nées et mortes entretemps. Il dessina des symboles défendus, il prononca des mots non sacrés et de la fumée qui s'élevait comme le dernier souffle d'un dragon, un démon lui est apparu et a dit : Demandez, Ô roi ruiné, et vous aurez. Dites-moi seulement, ai-je crié, dites-moi ce qui me fait souffrir ![5]

Hiraka. Il ignorait qu'un simple mot pouvait transpercer un cœur aussi aisément que la plus effilée des dagues. Avec une délectation obscène, le démon lui apprit que sa belle Hiraka était l'une de ses semblables... une créature dévoreuse d'âmes qui s'était repue de son esprit et de sa force vitale comme une sangsue. Une entité ancienne qui avait courtisé nombre de rois à travers les âges, suscitant l'amour dans le cœur de ses proies afin de mieux les vampiriser. Après de telles révélations, peut-on seulement avoir encore envie de vivre ? La mort avait les airs d'une mère bienveillante, dont l'étreinte était promesse de réconfort et d'apaisement. Mais Jahan était terrifié en songeant à l'oubli et à l'anéantissement qui succéderaient inévitablement à sa caresse. « Libérez-moi de son emprise, démon, et délivrez-moi des affres de la maladie »... telle fut sa supplique désespérée. Il a souri, et il vu luire les rasoirs qui lui tenaient lieu de crocs, tandis qu'un feu impie embrasait ses pupilles... « Je suis prêt à vous offrir un millier d'années, murmura-t-il, mais au terme de ces mille ans, je serai libre de garder à jamais votre âme prisonnière dans les profondeurs infernales de Némésis ! Quant à votre trône, j'en fais mon affaire. Qu'en dites-vous, noble roi moribond ? Acceptez-vous les termes du contrat ? »[6]

Il accepta l'offre d'une voix chevrotante... Il se senti sombrer dans un état léthargique, avant de se réveiller au beau milieu d'un autre royaume de Rivellon, dépouillé de tous ses biens et sachant son âme promise aux griffes d'un démon pervers mille ans plus tard. Toutefois, cette abomination versée dans l'art de jouer avec la vie avait respecté sa part du marché... jahan était de nouveau jeune et en bonne santé. Toutefois, la convalescence de son corps n'eut pour ainsi dire aucune incidence sur son état de dégradation mentale. Il était devenu un nécromancien doublé d'un démonologue, un invocateur d'atrocités dans les veines duquel ne coulait plus qu'une bile amère, charriée par les battements d'un cœur hanté par Hiraka. Comme un sauvage, il vécu dans la nature, préférant la compagnie des bêtes à celle des hommes. C'est ainsi qu'il apprit à aimer chacun des animaux de ce monde. Ces êtres ne connaissent pas le sens des mots « avidité » ou « trahison »... Bien sûr, ils tuent pour se nourrir, mais pas pour s'enrichir ou pour le plaisir que cela leur procure.[7]

Avec le temps, jahan vint à prendre une résolution... en dépit de la menace irrévocable d'anéantissement qui pesait sur lui. Il n'était plus question d'accepter son asservissement sans réagir. Le démon lui avait donné mille ans, et il allait les consacrer à l'étude de la démonologie afin de battre la créature à son propre jeu. Soit il échouait et est promit à une éternité de souffrances, soit il remporte la victoire et accède à la vie éternelle ![8]

Dans Divinity: Original Sin[]

En 4 Anno Rivellonis,

Dans Divinity: Original Sin II[]

En 1242 Anno Deorum,


Apparitions[]

Notes et références[]

Notes[]


Références[]

  1. Divinity: Original Sin - Jahan : J'étais autrefois le monarque d'un royaume magnifique qui s'étendait à l'est ; une terre de déserts et de forêts, peuplée de tigres, et sur laquelle se dressaient des tours majestueuses... une terre ensoleillée aux innombrables richesses. J'étais un jeune roi, puissant et plutôt bel homme. Tout noble de la province aurait tué son propre frère pour obtenir de moi la promesse de prendre sa fille en épousailles, mais je suis resté sourd à ces sollicitations incessantes. Je savais que ma vie de souverain serait synonyme de vénalité et d'hypocrisie envers moi-même si je me mariais autrement que par amour. Et les années passèrent. J'occupais le trône du roi, tandis que celui de la reine, désespérément vide, tenait lieu de panier aux chats de la cour quand ces derniers jugeaient bon de venir faire un somme sur ses coussins en velours. Mais un jour, une jeune femme est venue visiter mon royaume. C'était une poétesse et conteuse. Les gens se ruaient vers elle, écoutaient chacun de ses mots comme des mantras reçus des dieux. Je l'ai invitée dans mon palais et, très vite, nos jours, nos nuits, notre amour et nos vies se sont entremêlés.
  2. Divinity: Original Sin - Jahan : Oh... et son corps... comme il me manque. Si j'avais demandé à mille artistes de me représenter l'idée même de beauté, elle aurait ridiculisé leurs travaux, et il aurait suffi qu'elle leur adresse un sourire pour que les plus grands créateurs en viennent à détruire leur œuvre dans un geste d'impuissance. Hiraka ! Comme elle me manque, aujourd'hui encore. Elle était pourvue d'un esprit aussi brillant que les diamants qui ornaient son corps, et dont la solidité n'avait rien à leur envier. Toutefois, si nous connûmes le bonheur véritable, résonnant en nos cœurs comme le chant du rossignol, ce sentiment précieux mais plus éphémère encore que le règne d'un roi se dissipa au terme de notre première année de mariage. Un mal me frappa, et mes forces commencèrent à décliner.
  3. Divinity: Original Sin - Jahan : C'était l'horreur, et je pèse mes mots. Les médecins se pressaient à mon chevet par dizaines. Certains étaient prêts à traverser les océans dans l'espoir de guérir le puissant Jahan, de dissiper les ténèbres qui s'étaient abattues sur son royaume, et bien entendu... en bons vautours... de voir leurs efforts récompensés par une somme coquette. Mais leurs potions ne changèrent rien à rien. Leurs cataplasmes brûlaient mes chairs moribondes sans les sauver du déclin. J'avais tout d'une goule... je semblais revenu d'entre les morts avant même ma mise en bière. Un jour, dans un vain accès de rage, je ne pus me retenir de frapper du poing le miroir dont le reflet moqueur me renvoyait mon image, mais ne parvins qu'à me briser les phalanges.
  4. Divinity: Original Sin - Jahan : Ça s'est passé comme ça, Traque-Source : si je suis devenu une goule, me suis-je dit dans un moment d'égarement, c'est en agissant en goule que j'échapperai aux affres de la corruption charnelle. J'allais devenir nécromancien. Oui, je pensais ne trouver le chemin qui me ramènerait dans les jardins de la vie qu'après avoir arpenté les confins de la mort et de la démence. Je me suis livré à des actes abominables dans les donjons obscurs dont les méandres tortueux s'étendaient six pieds sous les chambres ensoleillées de mon château... parmi lesquelles se trouvaient la salle du trône et la chambre nuptiale que ma douce Hiraka avait transformée à mes yeux en saint des saints de par sa simple présence. Toutefois, je n'éprouvais aucune forme de soulagement. J'ai créé des abominations sans compter, mais il ne s'agissait que de vulgaires morts-vivants ; des êtres si pathétiques que tromper la mort par ce pitoyable subterfuge m'effrayait plus encore que de la voir me prendre. Comme des moustiques dans la nuit, la panique et le désespoir m'assaillaient jusqu'à ce que je me tourne vers le plus obscur de tous les arts : la démonologie.
  5. Divinity: Original Sin - Jahan : Je n'avais pas le choix ! Il n'existait pas d'autre alternative ! Je sentais la vie me fuir, comme l'amour désertant le cœur d'un époux trahi. Je me suis donc plongé dans l'étude de tomes dont les pages poussiéreuses avaient été rédigées en des âges si lointains que des galaxies étaient nées et mortes entretemps. J'ai dessiné des symboles défendus, j'ai prononcé des mots non sacrés et de la fumée qui s'élevait comme le dernier souffle d'un dragon, un démon m'est apparu et a dit : Demandez, Ô roi ruiné, et vous aurez. Dites-moi seulement, ai-je crié, dites-moi ce qui me fait souffrir !
  6. Divinity: Original Sin - Jahan : Hiraka. J'ignorais qu'un simple mot pouvait transpercer un cœur aussi aisément que la plus effilée des dagues. Avec une délectation obscène, le démon m'apprit que ma belle Hiraka était l'une de ses semblables... une créature dévoreuse d'âmes qui s'était repue de mon esprit et de ma force vitale comme une sangsue. Une entité ancienne qui avait courtisé nombre de rois à travers les âges, suscitant l'amour dans le cœur de ses proies afin de mieux les vampiriser. Après de telles révélations, peut-on seulement avoir encore envie de vivre ? La mort avait les airs d'une mère bienveillante, dont l'étreinte était promesse de réconfort et d'apaisement. Mais j'étais terrifié en songeant à l'oubli et à l'anéantissement qui succéderaient inévitablement à sa caresse. « Libérez-moi de son emprise, démon, et délivrez-moi des affres de la maladie »... telle fut ma supplique désespérée. Il a souri, et j'ai vu luire les rasoirs qui lui tenaient lieu de crocs, tandis qu'un feu impie embrasait ses pupilles... « Je suis prêt à vous offrir un millier d'années, murmura-t-il, mais au terme de ces mille ans, je serai libre de garder à jamais votre âme prisonnière dans les profondeurs infernales de Némésis ! Quant à votre trône, j'en fais mon affaire. Qu'en dites-vous, noble roi moribond ? Acceptez-vous les termes du contrat ? »
  7. Divinity: Original Sin - Jahan : En effet... je m'entends encore accepter l'offre d'une voix chevrotante... imbécile que j'ai été ! J'aurais dû mourir ce jour-là, mais au lieu de ça, je me suis senti sombrer dans un état léthargique, avant de me réveiller au beau milieu d'un autre royaume de Rivellon, dépouillé de tous mes biens et sachant mon âme promise aux griffes d'un démon pervers mille ans plus tard. Toutefois, cette abomination versée dans l'art de jouer avec la vie avait respecté sa part du marché... j'étais de nouveau jeune et en bonne santé. Toutefois, la convalescence de mon corps n'eut pour ainsi dire aucune incidence sur mon état de dégradation mentale. J'étais devenu un nécromancien doublé d'un démonologue, un invocateur d'atrocités dans les veines duquel ne coulait plus qu'une bile amère, charriée par les battements d'un cœur hanté par Hiraka. Comme un sauvage, j'ai vécu dans la nature, préférant la compagnie des bêtes à celle des hommes. C'est ainsi que j'ai appris à aimer chacun des animaux de ce monde. Ces êtres ne connaissent pas le sens des mots « avidité » ou « trahison »... Bien sûr, ils tuent pour se nourrir, mais pas pour s'enrichir ou pour le plaisir que cela leur procure.
  8. Divinity: Original Sin - Jahan : Avec le temps, j'en vins à prendre une résolution... en dépit de la menace irrévocable d'anéantissement qui pesait sur moi. Il n'était plus question d'accepter mon asservissement sans réagir. Le démon m'avait donné mille ans, et j'allais les consacrer à l'étude de la démonologie afin de battre la créature à son propre jeu. Oui, j'ai décidé de tuer la créature que j'avais invoquée et je la traque depuis plus de neuf siècles. Vous m'avez bien entendu, Traque-Source, j'ai pratiquement mille ans... J'ai passé vingt-cinq d'entre eux dans la peau d'un roi, et le reste dans celle d'un prédateur insatiable. Ce démon se nomme Balberith. Si je ne parviens pas à le trouver et à le tuer avant la fin de l'année, il sera libre de torturer mon âme jusqu'à la fin des temps. Maintenant, vous connaissez mes motivations... et la raison de mon empressement. Soit j'échoue et je suis promis à une éternité de souffrances, soit je remporte la victoire et j'accède à la vie éternelle !
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