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Journal ancien est un livre dans Divinity: Original Sin.

Transcription[]

Panthéon[]

Mon confrère général
Depuis notre victoire, la vie a pris un tournant étrange. Où que j'aille, il semble que l'on me vénère comme une divinité. Les gens pensent avoir été touchés par la grâce quand je les regarde dans les yeux : ils sont persuadés qu'il s'agit d'une bénédiction. Les enfants essaient d'attraper ma main ou ma manche, croyant que cela leur portera chance. Une telle absurdité est sidérante.
Plus que tout, je souhaiterais pouvoir passer plus de temps en solitude. Une tranquillité d'esprit fort nécessaire, maintenant que la paix est enfin proche.
La tranquillité d'esprit...
L'image du cercueil se refermant est gravée dans mon esprit, le bruit sourd de la pierre tombale résonne dans mes oreilles. Tu te réjouis peut-être encore des combats à venir, mais en ce qui me concerne, j'ai perdu tout appétit pour le carnage.

Chambre intérieure[]

Mon confrère général
Je comprends ta frustration, bien que le fléau qui me tourmente soit d'une tout autre nature.
Maudite soit cette renommée ! Qu'ils aillent au diable avec leurs attentes et leurs espoirs ! La vie d'un seigneur est pareille à celle d'une reine abeille. La noblesse, les ambassadeurs, les citoyens, le clergé... ils tournent tout autour de moi sans jamais s'arrêter, innombrables, toujours à parler, bourdonner, demander et implorer, suspendus à la moindre de mes paroles... C'est de la démence !
Je ne peux jamais quitter ce dédale de salles, de chambres et de couloirs. C'est tout juste si j'aperçois encore la lumière du jour. Je rêve de collines et de champs, de la quiétude et la solitude des étendues sauvages. Ne pourrais-je tout simplement m'en aller... et laisser tout cela derrière moi ?

???[]

Mon confrère général
Au moment où tu liras cette lettre, je serai partie. Je n'ai pas le choix. La souveraineté se mue jour après jour en une malédiction. C'est *elle* qui a toujours excellé en la matière, pas moi. Je te lègue tout, à toi la gloire et le pouvoir. Je ne désire que la paix intérieure qu'il m'est impossible de trouver dans les grandes cités et les palais. Je sais que tu me comprendras.
Personne ne pourra me retrouver ; toi seul connais le moyen de me joindre. Si tu souhaites m'écrire, tes lettres trouveront toujours leur chemin vers moi.
Adieu, alors ! Adieu, et bonne chance !

???[]

Mon confrère général,
Il ne peut s'agir d'une coïncidence... Une force est à l'œuvre : une chose enfouie dans mon esprit qui me pousse vers les ténèbres que je n'ose braver. J'ai arpenté les plaines, sillonné les mers, gravi les montagnes et traversé les déserts, et voilà qu'au terme de cette errance, la chapelle abritant sa tombe m'apparaît, comme sortie de nulle part. Les souvenirs me sont revenus, brisant les remparts de ma mémoire comme ceux d'une forteresse assiégée.
Alessa ! Elle a péri pour que nous survivions. Elle a affronté le Vide, stoïque tandis que nous battions en retraite comme des lâches. Lors de cet ultime combat contre le Vide incarné, nous étions les trois derniers champions. C'est elle seule qui aurait dû sortir victorieuse de cette épreuve. Au lieu de cela, nous avons survécu tous les deux. Une fausse victoire.
Oui, j'accepte de devenir Gardien. J'endosserai ce rôle. Et je ne serai pas seule. Ensemble, nous rachèterons nos âmes.


Notes et références[]

Notes[]


Références[]

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