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Journal de Thélyron est un livre dans Divinity: Original Sin.

Transcription[]

9 d’Aventuris
Mes recherches continuent de me mener sur des sentiers intéressants et depuis longtemps oubliés. Nuit après nuit, je me retrouve comme happé dans ces tomes ésotériques, convaincu, peut-être à tort, que l’un d’eux me révélera la clef que je cherche. Le secret éternel. Si une telle chose est possible, je la trouverai.
22 d’Aventuris
Un jour à marquer d’une pierre blanche.
Mes recherches m’ont amené à découvrir un volume contenant les contes arcaniques de ces maudits rois Ensourceleurs qui ont bien failli précipiter la perte de Rivellon. Ces mythes, autrefois très populaires auprès des paysans crédules, ont depuis longtemps été discrédités et oubliés. Je me suis pourtant juré de ne négliger aucune piste dans ma quête de savoir.
Le livre semblait avoir subi le même sort que le barbare roi Braccus : fouetté, brûlé, suspendu aux quatre vents et enterré à la hâte.
Le livre des Immaculés, s’intitule-t-il, et il prétend avec insistance qu’il est possible d’insuffler de l’essence vitale dans une Pierre stellaire, un cristal mineur, et de s’en servir pour soigner les plus graves blessures, même celles d’un homme mourant.
Au premier abord, j’ai ri devant de telles superstitions. Et pourtant, au fil des heures qui s’écoulaient, l’idée a commencé à sembler de moins en moins saugrenue. Ces pierres, de simples fragments, la plupart du temps, figurent dans plus d’une mythologie. Dans l’une, il s’agit des larmes des Tout-puissants, dans l’autre des étoiles déchues du cosmos. Peu importe les croyances, elles semblent toujours provenir d’un autre monde.
Fort heureusement, je n’ai eu aucun mal à me procurer une Pierre stellaire : il m’a suffi d’arracher un éclat de la taille d’un doigt d’une vieille dague dont j’ai hérité, transmise depuis des générations dans ma famille. Je l’ai étudiée de près, mais aucune propriété particulière ne semble visible à l’œil nu.
Les instructions du livre étaient bien assez claires, et je les ai suivies à la lettre. Je n’ai pris aucun plaisir à trancher la gorge d’un des pauvres coqs de Bertia, mais quand la Pierre stellaire dans ma main est passée du bleu terne au rouge vif, semblant palpiter et s’animer, tout remord relatif au sacrifice s’est envolé.
Une Pierre de Sang.
15 de Junar
Ne nous cachons pas derrière une fausse modestie : ma renommée a fait le tour du pays. Qui d’autre est capable de soigner les malades, les blessés, les mourants en quelques minutes ? Qui d’autre peut raviver la flamme vitale d’un réceptacle de chair défaillant ?
Et qu’en est-il des réceptacles détruits ?
Je ne me suis pas encore essayé à de telles manipulations, mais je brûle de découvrir la pleine puissance de la pierre. Si elle possède le pouvoir de guérir toute sorte de blessures, pourrait-elle également soigner l’affliction ultime ? Pourrait-elle ressusciter les morts ?
Alors même que j’écris ces lignes, sa fumée et ses épices me hantent. Malia m’appelle. Elle veut rentrer chez elle.
20 de Junar
Une étrange hôte s’est jointe à moi.
Elle prétendait connaître mes méthodes, et qu’en tant que « messagère de la déesse », elle pouvait m’aider à atteindre de nouveaux sommets dans mon art... à condition que je me mette à son service. Bien entendu, j’ai d’abord pensé qu’elle nageait en plein délire. Moi, obéir à une fausse prophétesse ? Très peu probable.
Mais contre toute attente, cette femme, qui aime à se faire appeler « l’Oracle », semble capable de manipuler la Pierre de Sang avec une prouesse stupéfiante.
La nuit de son arrivée ici, elle m’a emmené dans un cimetière oublié en-dehors des murs de Cyséal. J’avais emporté une pelle et elle la Pierre de Sang.
Avant les premières lueurs de l’aube, devant mes yeux ébahis, elle a ranimé un squelette en état de décomposition avancée, le transformant en automate ambulant. C’était une créature grotesque, tout aussi morte qu’elle l’avait été depuis un siècle, et pourtant, elle se mouvait comme un être vivant.
Après avoir assisté à cela, je ne puis m’empêcher de me demander si cette mystérieuse étrangère ne détiendrait pas la clef que je recherche. La vie après la mort... la vie au-delà de la mort... la simple idée fait bouillir mon esprit.
20 de Vernis
Elle m’a promis tout ce que je voulais, c’est-à-dire la seule et unique chose que j’ai toujours désirée. L’Oracle affirme qu’elle sait non seulement comment insuffler la vie à un cadavre, mais également une âme. Elle sait que je ferais n’importe quoi pour obtenir cette information, mais puisque je refuse de croire à son personnage de messagère de je ne sais quelle déesse, elle exige que je mérite son secret d’une autre manière.
Voilà un mois tout entier que je me tue à la tâche pour l’Oracle et j’ai fait un progrès considérable dans l’accomplissement de sa requête. J’aurai bientôt rempli ma part du marché, et l’heure viendra pour elle de tenir sa promesse.
27 de Vernis
Le chemin qui mène à Braccus Rex est terrifiant et dépravé, et regorge de démons, tous plus terribles que le précédent. Mais je les trouve un à un, je les ranime chacun leur tour et chaque seconde passée à contempler leur ignoble visage démoniaque me rapproche de lui.
Je vais m’adresser au seigneur de Source. Je lui arracherai le secret que désire tant l’Oracle. Et quand je le lui offrirai, elle m’accordera ce que moi, je désire.
5 de Vernis
Comment une année entière a-t-elle pu s’écouler ? Comment ai-je pu être si près de trouver Braccus Rex et en même temps si loin de lui ? Combien de temps encore Cyséal doit-elle souffrir sous les assauts du fléau mort-vivant que j’ai libéré ?
La patience de l’Oracle a des limites. Elle a envoyé Éveline, son cerbère, pour s’assurer que je tienne ma promesse. Sa présence, une épée de Damoclès suspendue au-dessus de ma tête, n’arrange en rien mes progrès. Nul ne désire plus que moi la résurrection du seigneur de Source.

Notes et références[]

Notes[]


Références[]

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