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La ballade de Jack Miller est un livre dans Divinity II: Ego Draconis.

Transcription[]

Le nommé Jack Miller était un beau fripon
Effroyable filou et coureur de jupons
Toujours très sûr de lui, jamais désarçonné.
Les maris voulaient tous le faire emprisonner.
Un soir, lors qu'il buvait du bon vin à sa table
Dans les bras d'une dame avenante et affable,
Plusieurs hommes armés se saisirent de lui
Pour l'emmener auprès du juge et du marquis.
Jack Miller, dirent-ils, vous devez nous quitter.
Prenez un balluchon : dès demain, vous partez.
Vous avez trop longtemps déjà déshonoré
Les femmes et les filles de cette contrée.
Le verdict tomba et les maris exultèrent,
Sautèrent tous de joie et se félicitèrent,
Mais les femmes, bien loin de partager leur liesse
Pleurèrent le bel homme qui leur donnait l'ivresse.
Jack Miller, lui, pensait, je partirai peut-être,
Mais pas avant d'avoir pu faire traîner mes guêtres
Autour de la splendide fille du marquis.
Une nuit avec elle, ne serait-ce point exquis ?
Mais les maris jaloux, largement échaudés
Le suivaient du regard, où qu'il pensât aller.
Alors que survenait l'heure de son départ
Et que Jack Miller allait dire au revoir
À cette fille qu'il venait de déflorer,
Il sentit sur son cou une lame en acier.
Il comparut devant monseigneur le marquis
Qui, évidemment, avait aussi acquis,
Une horrible colère et un rien de rancœur
À l'encontre du si dévoyé Jack Miller.
Jack Miller, pourquoi est-ce que vous insistez ?
Pourquoi vous obstiner, pourquoi être resté ?
Jack Miller répondit, avec l'air innocent :
'Vous, monsieur, qui êtes si heureux en ménage,
Êtes père de trois filles, toutes les trois en âge,
Et bien sûr, à vos yeux, elles sont toutes pures.
J'ai eu avec la plus jeune une belle aventure,
La seconde m'a cédé la semaine dernière
Quant à la plus âgée, elle porte mon enfant !
Il conclut sur ces mots, souriant à pleines dents.
John Thornlair

Notes et références[]

Notes[]


Références[]

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